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Le RPG : vos îlots et vos parcelles, expliqués simplement

Mis à jour : septembre 2026

Le RPG, ou registre parcellaire graphique, est la carte officielle de vos surfaces agricoles. C'est le fond de plan sur lequel vous dessinez chaque année vos îlots et vos parcelles au moment de la déclaration PAC, et c'est la référence que l'administration utilise pour situer votre exploitation sur le terrain. Tout ce que vous déclarez part de là.

À quoi sert le RPG, et où il se remplit

Trois usages, très concrets.

La déclaration se fait sur TelePAC, le portail en ligne du ministère chargé de l'agriculture. Vous y reprenez le parcellaire de la campagne précédente, vous corrigez ce qui a bougé, vous redécoupez selon votre assolement et vous validez avant la date limite. Une fois la déclaration close, ce dessin devient la version officielle de votre exploitation : c'est lui qui sert de base aux contrôles de surface, et c'est lui que vous avez intérêt à recopier dans vos propres outils plutôt que d'inventer une numérotation maison en parallèle.

Îlot, parcelle et code culture : comment ça s'emboîte

Deux niveaux, et on les confond souvent.

Un îlot de dix hectares peut donc contenir une seule parcelle une année et quatre la suivante. Le numéro d'îlot reste stable d'une campagne à l'autre tant que le contour ne bouge pas. Le découpage en parcelles, lui, suit votre rotation.

Chaque parcelle porte en plus un code culture qui dit ce qui pousse dessus pendant la campagne : BTH pour le blé tendre d'hiver, MIS pour le maïs grain, PPH pour la prairie permanente, et ainsi de suite. Ce code n'est pas décoratif : il détermine les aides auxquelles la surface ouvre droit, et il doit correspondre à ce que vous cultivez et traitez réellement. À côté du code, la parcelle porte une surface en hectares, mesurée sur le dessin. C'est ce chiffre-là que regarde l'administration, donc autant que ce soit le même que celui avec lequel vous calculez vos doses et vos quantités.

RPG et cadastre ne disent pas la même chose

C'est la confusion la plus fréquente. Le cadastre dit à qui appartient le terrain et sert de base à l'impôt ; il identifie chaque parcelle par une commune, une section et un numéro. Le RPG dit qui exploite quoi, avec quelle culture, pour une campagne donnée. L'un décrit la propriété, l'autre l'activité agricole.

Conséquence pratique : une parcelle cadastrale et une parcelle PAC coïncident rarement. Un îlot peut regrouper huit parcelles cadastrales appartenant à trois propriétaires différents, notamment quand vous êtes en fermage. Et une grande parcelle cadastrale se coupe en deux dès que vous y semez deux cultures. Les surfaces ne tombent pas juste non plus, parce que les deux ne mesurent pas la même chose : la propriété d'un côté, la surface réellement exploitée de l'autre. Chercher à les faire correspondre au centième d'hectare est une perte de temps ; savoir laquelle des deux on vous demande, en revanche, en fait gagner beaucoup.

Le RPG dans le registre phytosanitaire

Depuis que le registre des traitements doit être lisible par machine, la parcelle traitée doit être identifiée sans ambiguïté. « La pièce du bas » ne suffit pas. L'îlot et la parcelle issus de votre déclaration PAC sont l'identifiant que tout le monde comprend : vous, votre conseiller, et la personne qui contrôle.

C'est aussi ce qui permet de recouper les choses automatiquement. La culture déclarée doit correspondre à la culture traitée. La surface traitée ne peut pas dépasser la surface de la parcelle. Deux vérifications qui se font toutes seules quand l'identification est propre, et qui deviennent une discussion pénible quand elle ne l'est pas. Reprendre la numérotation du RPG dans votre registre, c'est donc moins de saisie et moins de choses à justifier.

Comment récupérer vos îlots sans y passer la soirée

La voie officielle est TelePAC : vous ouvrez votre déclaration, vous lisez le numéro d'îlot et de parcelle, vous notez la surface. Ça marche, mais il faut ressortir le dossier à chaque fois, et personne ne fait ça au bord du champ, une buse à la main.

Avec Agro GPS, c'est l'inverse : vous touchez la parcelle sur la carte, ou vous laissez le GPS vous placer dessus, et l'identification se remplit toute seule. Îlot, parcelle, surface, culture. Chaque intervention notée ensuite est rattachée à cette parcelle, dans le format attendu par le registre.

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